Fin&Tech Summit, le rendez-vous de la finance et de la tech mondiale à Bordeaux !

Un article de Bordeaux Metropole

Elles s’appuient sur les technologies les plus innovantes, révolutionnent les usages des professionnels comme du grand public, et figurent en bonne place parmi les championnes de la nouvelle économie. Gestion d’actifs, paiement instantané, transactions sécurisées ; cryptomonnaies, blockchain, openbanking, sécurité des échanges, conformité… Les champs d’application et les solutions digitales sont multiples. Et les fintechs continuent de séduire lesinvestisseurs !

Bordeaux, place montante de la fintech

Le Fin&Tech Summit se plaçait, ces dernières semaines, dans les top 3 des événements mondiaux fintech à plus forte audience. Magnetic Bordeaux, qui soutient l’excellence des startups de Bordeaux Métropole et la structuration de la filière, est bien-sûr partenaire de ce rendez-vous majeur qui participe à l’attractivité et au rayonnement du territoire. 

Bordeaux, capitale French Tech, mise sur l’innovation et les nouvelles technologies pour aborder l’avenir des services financiers. La ville accueillera, les 8 et 9 octobre 2019, le Fin&Tech Summit organisé par Montaigne Conseil. Les plus grands experts mondiaux des fintech, regtech et legaltech y croiseront leur regard et leur expertise avec l’analyse des startups fintech locales, mobilisées pour l’occasion. 

Au programme notamment, des speakers de renommée internationale couvrant l’ensemble des champs de la fintech :

  • Jim Marous, top 5 des influenceurs bancaires mondiaux et contributeurs à Forbes, USA
  • Simon Cocking, rédacteur en chef d’Irish Tech News et de Cryptocoin News
  • Danielle Guzman, responsable monde des médias sociaux et du contenu chez Mercer, USA
  • Adli Takkal Bataille, Stratégiste Bitcoin et blockchains
  • Hélène Li, co-fondatrice de GoImpact (Top 10 des influenceurs mondiaux basée à Hong-Kong)…

Retrouvez l’interview Magnetic de deux acteurs de l’écosystème local, Jean-Marc Jay, Président de BPFT, et Charles-Henri Gougerot-Duvoisin, CEO d’Obvy

Ne tardez pas pour vous inscrire ! => :  https://fintechsummit.fr

Jean-Marc Jay, Président de Bordeaux Place Financière et Tertiaire (BPFT)

Comment mesurez-vous l’impact des technologies innovantes (IA, blockchain…) sur vos métiers de banquier, en particulier dans la banque de détail (services aux particuliers) ?

Dans la banque de détail, et plus largement dans les métiers du tertiaire dit supérieur qui rassemblent les membres de BPFT, nous distinguons des impacts très différents suivant la nature des activités. Ainsi pour la banque, les activités peuvent être classées en 3 catégories : transactionnelles, opérationnelles, relationnelles.

  • Les activités transactionnelles sont totalement automatisables (des virements simples ou complexes, par exemple) ; elles pourraient donc à terme être totalement automatisées, dématérialisées, sécurisées avec le développement des solutions d’intelligence artificielle ou pourraient s’appuyer sur la blockchain, entre autres.
  • Les activités opérationnelles, comme par exemple la souscription de produits d’épargne de base, seront en grande partie automatisables avec l’émergence de nouvelles fonctionnalités offertes par l’I.A. et la blockchain. Pour autant, le degré d’automatisation dépendra en grande partie de l’appropriation par le client des nouvelles technologies et de son souhait ou non d’autonomie. Nous serons donc dans des approches commerciales hybrides différenciées suivant les attentes des clients dont certains souhaiteront conserver une relation de proximité.
  • Les activités relationnelles, inhérentes à des projets de vie, l’acquisition ou la construction d’un logement par exemple, conserveront une dominante humaine avec néanmoins deux évolutions majeures. Les nouvelles technologies simplifieront l’accès à l’information et au conseil de nos équipes commerciales dans un environnement toujours plus complexe techniquement et réglementairement. Nos équipes commerciales se positionneront davantage comme des coachs dans une vision globale du parcours clients, plutôt que dans la vente pure.

Quels changements anticipez-vous à l’échéance de 2/3 ans ?

A l’horizon de 3 ans, nous devrions connaître une forte progression de l’Open banking avec la multiplication de solutions sous forme de “commodités” ou d’applications, créées par des Fintechs ou des startups que les banques pourront intégrer dans leur offre bancaire et extra-bancaire. 

L’agrégation de tous les comptes bancaires par de nouveaux intervenants, associant des offres à valeur ajoutée, devrait également constituer une tendance nouvelle. 

Les nouvelles technologies favorisent la simplicité, la fluidité, la disponibilité, permettant au client de gagner en autonomie quand il le souhaite.

La place de Bordeaux est-elle active dans le domaine des startups liées au domaine financier notamment ? 

Bordeaux présente un “écosystème” favorable à l’installation des fintechs et plus généralement des “précurseurs” avec une université et des écoles bien positionnées, des lieux adaptés comme la Cité Numérique par exemple, la position de capitale régionale French tech… et tout un environnement qui contribue à son attractivité. Je pense que désormais il convient de raisonner au-delà de la métropole dans une vision régionale qui permet de valoriser des savoir-faire en réseau et multi-domaines d’excellence. A titre d’exemple, des passerelles peuvent être trouvées avec Niort au niveau des AssurTechs et sans doute ce que l’on appelle les Reg Techs ou LégalTech.

Charles-Henri Gougerot, CEO d’Obvy

Quelle est votre vision de l’évolution du secteur sur les dernières années ? 

Il existe une dynamique forte dans ce secteur qui se structure et voit naître des initiatives puissantes, qui viennent combler de nombreux besoins pour les professionnels comme pour les particuliers. Sur le plan de la relation entre les institutions financières (banque-finance-assurance) historiques et les fintechs, regtechs, legtechs etc, l’heure n’est plus à la défiance, et les collaborations se multiplient. C’est une excellente chose ! De plus, la dynamique « open banking » initiée par de nombreux acteurs historiques enrichit les offres avec des services innovants portés par des startups agiles. La Fintech gagne en maturité, des champions émergent, d’autres continuent leur ascension. 

Quels sont les impacts réels des technologies innovantes (IA, blockchain, etc.) et quelles sont vos anticipations à 2/3 ans ? 

Pour le moment, je pense que tout cela reste expérimental, malgré le bruit que font ces « buzzwords ». La blockchain est pleine de promesses mais suscite la méfiance (et même la défiance, en témoigne le projet de Facebook Libra et la position du gouvernement). Elle doit encore trouver ses usages « réels » tout en montant en puissance en ce qui concerne la connaissance de la technologie. L’intelligence artificielle (IA) a aussi de magnifiques choses à offrir, mais la « force » du mot a attiré nombre de startups se targuant à tort d’être des startups de l’IA. Ces technologies sont porteuses, mais ne répondent pas aujourd’hui de manière concrète à des problématiques de masse. Encore un peu de patience et de travail ! 

Dans votre champ d’action, voyez-vous émerger de nouveaux acteurs, ou assistez-vous au contraire à une consolidation ?

C’est passionnant de voir l’évolution du secteur. L’heure n’est plus à l’essai, le marché est de mieux en mieux régulé (et c’est tant mieux) et les opportunités n’ont jamais été si nombreuses ! Le public commence enfin à faire « confiance » à ces jeunes et nouveaux acteurs qui gèrent ce qui est le plus précieux pour la majorité des personnes physiques ou morales : leur argent, leurs contrats, leur épargne… 

Comment se positionne Obvy ?

Obvy fait partie de cette nouvelle vague, avec une promesse simple : éradiquer les arnaques. Sur des milliers de transactions, jamais une arnaque n’a été possible sur notre moyen de paiement spécialement pensé pour sécuriser les achats et ventes entre particuliers. Et d’ailleurs, notre solution sera prochainement intégrée par des acteurs historiques de la finance, à savoir des banques et des assurances. Une nouvelle occasion pour moi d’affirmer que la collaboration est la clé du succès de l’industrie financière, pour les historiques comme pour les startups !

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